* * CARREFOUR DU SILENCE * * Pour une communion interreligieuse

CHRISTIAN DE CHERGE : "PRIER ENSEMBLE, C'EST LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX PAR EXCELLENCE"

C'est en lisant "L'échelle mystique du dialogue de Christian de Chergé" (Christian Salenson - Ed. Bayard) que j'ai découvert cette conviction du prieur du monastère de Tibhirine assassiné le 21 mai 1996 avec six de ses frères moines. Ils en avaient l'expérience quotidienne avec leurs amis soufis Alawis ou leurs voisins musulmans.

Et c'est précisément ce que je prône au travers de ce blog depuis ses débuts il y a 5 ans... tout en ne cessant de m'étonner qu'aucun adepte du dialogue interreligieux du secteur, notamment dans le sillage du service diocésain concerné ou encore de l'association DIRE d'Evreux, ne se montre interessé et réponde à cet appel permanent... Pourtant rien de plus simple à mettre en place et je renvoie pour plus de détails aux pages 3 et 4 figurant en colonne de gauche de ce blog.

En attendant je vous recommande la lecture de ce livre et... j'attends!

Pour me répondre cliquez sur "Contactez l'auteur".

Fratenellement

Jean-Marc Caffet

(Ce message restera affiché en permanence en tête des prochains articles à venir ci-dessous)

 

 

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04 août 2018

AU CAMEROUN LES CHEFS RELIGIEUX S'UNISSENT POUR FACILITER LE DIALOGUE

Manifestation à Bamenda (Cameroun)
Au Cameroun, les leaders religieux chrétiens et musulmans se proposent de faciliter le dialogue entre le gouvernement et les indépendantistes du nord-ouest et du sud-ouest du pays.

Tiziana Campisi- Cité du Vatican

Afin de trouver une solution à la crise socio-politique qui, depuis 2 ans, secoue les régions anglophones du Cameroun, dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays, les leaders religieux chrétiens et musulmans ont décidé d’organiser une conférence générale à Buea, les 29 et 30 août prochains.

Ce sont les affrontements désormais quotidiens entre forces gouvernementales et mouvements indépendantistes anglophones qui ont poussé les chefs religieux à s’engager en faveur du dialogue. Depuis des mois, cette ancienne querelle a dégénéré en protestations sanglantes, arrestations arbitraires, tortures et meurtres. On compte quelque 150 victimes ; plus de 180 000 personnes auraient fui leurs maisons, certaines pour gagner le Nigeria voisin.

Un dialogue franc sur le problème anglophone

Selon La Croix Afrique, l’archevêque émérite de Douala, le cardinal Christian Tumi, le pasteur de l’Eglise presbytérienne du Cameroun, Babila George Fochang, l’imam de la mosquée centrale de Bamenda, Tukur Mohammed, et le chef imam Alhadji Mohammed Aboubakar, de la mosquée centrale de Buea se sont rencontrés la semaine dernière et se sont offerts de «faciliter» le dialogue entre le gouvernement les sécessionnistes. «Le moment est venu de mettre fin à ce conflit à travers un dialogue national franc, inclusif et complet sur le problème anglophone», ont-ils déclaré, convaincus que les armes ne peuvent amener la paix.

(Source : Vatican News)

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25 juillet 2018

EN BRETAGNE, SUCCES DU PELERINAGE ISLAMO-CHRETIEN DU VIEUX MARCHE

Comme chaque année, à Vieux-Marché, toutes religions confondues, croyants, agnostiques ou athées, ont célébré la grande fraternité entre  chrétiens et musulmans ont lu la sourate 18 du Coran, devant la fontaine des Sept dormants. Et rompu le pain et le vin autour d'un couscous, symbole du bien vivre ensemble, le 22 juillet.ZOOM 

Comme chaque année, à Vieux-Marché, toutes religions confondues, croyants, agnostiques ou athées, ont célébré la grande fraternité entre  chrétiens et musulmans ont lu la sourate 18 du Coran, devant la fontaine des Sept dormants. Et rompu le pain et le vin autour d'un couscous, symbole du bien vivre ensemble, le 22 juillet. / Le Télégramme/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

La météo ensoleillée du week-end 21 juillet n’explique pas tout. « Depuis les attentats de 2015 », selon Marie-Françoise Quinton, retraitée de l’enseignement supérieur et présidente de l’association Sources Sept Dormants, « il y a plus de monde » à venir au pèlerinage islamo-chrétien du Vieux-Marché (Côtes-d’Armor).

Samedi 21 et dimanche 22 juillet, plus de 200 personnes étaient là, « des habitants de toute la Bretagne et des touristes, mais aussi un certain nombre de musulmans et d’humanistes, c’est-à-dire des personnes qui ne se reconnaissent dans aucune religion et qui ne veulent pas être qualifiées de non-croyantes »,précise-t-elle.

Pourquoi lire La Croix ?
  • La Croix met en lumière la dimension spirituelle des hommes et des événements.

La sourate des Gens de la caverne

Lancé en 1954 par l’islamologue Louis Massignon, le Pardon des Sept Dormants s’appuie sur une légende racontée dans le Coran (sourate 18 dite sourate des Gens de la caverne) et concernant sept chrétiens qui, ayant refusé de renier leur religion, furent emmurés vivants dans une caverne près de la ville d’Éphèse par l’empereur romain Dèce (IIIe siècle ap. J.-C.) et se réveillèrent deux cents ans plus tard.

Ce pèlerinage qui, dans la pure tradition du pardon breton, allie procession, chants et tantad (feu de joie), propose aussi des débats – cette année, sur le thème de « l’hospitalité » – et des temps de partage interreligieux.

À lire aussi

Le pèlerinage des Sept Saints fait vivre l’amitié islamo-chrétienne

 

Ainsi, samedi après-midi, après l’évocation de « l’hospitalité de Louis Massignon » qui avait invité ses amis musulmans à venir prier ici pour la paix, « en 1954, au début de la guerre d’Algérie », souligne Marie-Françoise Quinton, la parole a été donnée à Bérengère Massignon, petite-fille du célèbre islamologue, qui n’a pas connu son grand-père mais est aujourd’hui sociologue des religions au CNRS à Paris.

Puis Manoël Penicaud, anthropologue au CNRS, qui a soutenu une thèse sur le réveil des Sept Dormants (1) et qui est le co-commissaire de l’exposition « Lieux saints partagés » (2) a expliqué l’importance du Pardon des Sept Dormants.« Moi qui n’étais pas revenu sur mon terrain d’études depuis 2009, explique-t-il à La Croix, j’ai pu constater que ce pèlerinage continue d’attirer beaucoup de monde, y compris des étrangers, notamment par le biais de l’association Compostelle-Cordoue qui a fait venir des chrétiens et des musulmans soufis de Suisse et du Maroc. »

Par la suite, une table ronde sur « l’accueil de l’étranger en France aujourd’hui » a permis des échanges de qualité entre le jésuite Antoine Paumard, directeur du Service jésuite des réfugiés en France (JRS), le musulman d’origine syrienne Khaled Roumo, membre du Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC), et le député de Guingamp Yannick Kerlogot.

Déambulations autour de la fontaine sacrée

Après la messe dominicale présidée par Mgr Michel Dubost, évêque émérite d’Évry-Corbeil-Essonnes, les pèlerins ont fait les traditionnelles déambulations autour de la fontaine sacrée, tandis que l’imam de Lannion, qui venait ici pour la première fois, psalmodiait la sourate des « Gens de la caverne » (récitée tous les vendredis par les musulmans).

« Nous avons fait halte auprès du pilier de la paix, érigé après les attentats de Charlie Hebdo pour signifier une volonté de dialogue et de paix », explique Manoël Penicaud. Selon lui, « ce pèlerinage qui se poursuit depuis 64 ans, malgré ses faiblesses de moyen, continue d’évoluer, de s’adapter et de faire preuve d’une belle vitalité ».

Claire Lesegretain
(Source :  La Croix)

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27 juin 2018

JUIFS ET MUSULMANS, IMAMS ET RABBINS, ENSEMBLE SUR DES VELOS TANDEM DANS LES RUES DE BERLIN

     

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 26 Juin 2018

 


Juifs et musulmans, imams et rabbins, ensemble sur des vélos tandem dans les rues de Berlin
Le mot tandem a pris tout son sens, dimanche 24 juin, dans les rues de Berlin où juifs et musulmans ont organisé une promenade à vélo, en tandem, pour faire savoir à leurs concitoyens le respect mutuel et l’esprit de tolérance qu’ils partagent. Cette promenade coïncide avec la célébration du 70e anniversaire de la levée du blocus de Berlin, un des faits majeurs de la guerre froide en Europe.

C’est sous le hashtag #Meet2Respect que l’événement a été organisé avec la participation sur des tricycles des imams, des rabbins mais aussi des prêtres afin de sensibiliser la population allemande contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme. Juifs, musulmans et chrétiens parmi des cadres religieux, des militants associatifs ou simplement des citoyens, beaucoup ont pédalé ensemble un vélo tandem, avec le concours d'associations comme la fondation House of One, à l’origine de la construction d’un lieu de prière ouvert aux pratiquants des trois religions abrahamiques.

« Nous, imams et rabbins voulons donner l’exemple. Nous faisons du vélo parce que notre monde ne veut pas croire que nous avons tous été créés par un même dieu que nous ne disputons pas, mais plutôt que nous adorons chacun à sa manière », a expliqué à l'AFP le théologien musulman Ender Cetin.

Sur un parcours de 14 km, cette promenade conviviale a débuté au Mémorial de l’Holocauste en passant par des mosquées, des synagogues et la place Breitscheidplatz où l’attentat du 19 décembre 2016 eut lieu, faisant 12 morts.

La place publique Bebelplatz, lieu symbolique car historique où les nazis ont brûlé quelque 20 000 ouvrages en 1933, a accueilli les participants à la fin de cette promenade sous forme d'un appel à la tolérance. Dans un pays où les actes de haines et de racisme ont connu un essor fulgurant depuis le fort afflux de migrants en 2015, un tel message s’avère fort percutant. 
(Source :  SaphirNews)     

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18 juin 2018

"JUIFS ET MUSULMANS : UNE HISTOIRE DE FAMILLE", LE FILM DANS SON INTEGRALITE

      

Rédigé par Saphirnews | Jeudi 14 Juin 2018

 

Le film documentaire « Juifs et musulmans : une histoire de famille », produit dans le cadre du Conseil français du culte musulman (CFCM) et projeté lors de son iftar annuel en cette fin du mois du Ramadan, revient sur les pages glorieuses de la longue Histoire des relations judéo-musulmanes comme réponse aux discours de ceux qui présentent l’islam comme source de l’antisémitisme. Un parti pris qui a pour objectif de « renouer des liens forts visant à construire un nouvel avenir ensemble ». Voici le film dans son intégralité diffusé sur Saphirnews.


 


« Juifs et musulmans : une histoire de famille », le film dans son intégralité
« Depuis quelques décennies, juifs et musulmans sont présentés, dans le monde et particulièrement en France, comme des ennemis de longue date, qui auraient — dès l’avènement de l’islam — constamment entretenu des relations conflictuelles.

Cette image ainsi dépeinte falsifie l’histoire, la véritable histoire, occultée, sous-estimée, de la coexistence entre juifs et musulmans ; une histoire non seulement plus nuancée, parfois ambivalente, mais surtout marquée par des tendances bien plus positives que ce que pourraient faire croire ceux qui profitent de la division entre les communautés.

Au-delà des préjugés qui détruisent des liens, mais aussi au-delà des mythes qui idéalisent, voici un récit apaisé, raisonné dans la mesure du possible, d’un bref voyage à l’intérieur de quatorze siècles de relations entre juifs et musulmans. »


Lire aussi : Le CFCM annonce la date de fin du Ramadan et de l'Aïd al-Fitr 1439/2018

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29 mai 2018

UN RAMADAN ETHIQUE ET BIO

Un Ramadan éthique et bio

Alors que commence le mois de jeûne, certains musulmans remettent en cause quelques habitudes qui l’accompagnent, comme le gaspillage. Ils appellent de leurs vœux une démarche plus spirituelle.

A chaque coucher du soleil, les familles musulmanes vont se réunir pour l’iftar, le repas de rupture du jeûne. Un grand moment de partage, et souvent un festin. « Les mères de famille ont dix-huit heures pour réfléchir au repas qu’elles vont préparer, alors elles ont tendance à cuisiner beaucoup trop ! », sourit Tasnim Benamor. La jeune femme n’est pas la seule de sa génération à être gênée par cette profusion de nourriture pendant le Ramadan. Ce qui dérange le plus : le gaspillage. « Certaines familles refusent de manger les restes le lendemain et jettent tout ! Il faut vraiment prendre le Ramadan de façon spirituelle, pour faire une véritable détox du corps et de l’esprit. »

Pour Mathilde Bouchiha, convertie en 2008, cette purification était d’emblée une composante essentielle du jeûne. « Durant cette période, nous nous reconnectons avec Dieu. Notre but n’est pas de nous affamer, mais de nous transformer de l’intérieur, nous élever », explique la jeune femme. Son mari, qui a grandi dans une famille où il fait bon festoyer les soirs de Ramadan, constate les bienfaits d’un jeûne plus diététique : son corps ne souffre plus de l’alternance brutale entre journées de diète et repas chargés.

Le Ramadan consisterait donc aussi à consommer moins et mieux. « Il sert à faire la différence entre les réels besoins du corps et les envies », enseigne la chef et pâtissière Laïla Elkerch au groupe de femmes assises autour de la table. Aux assises musulmanes de l’écologie 2018, le 8 mai à Nanterre, elle était venue animer un atelier chrononutrition et Ramadan. 

Pendant que les mains s’activent à confectionner des « boules énergisantes » à base de dattes, elle conseille de bien dormir pendant le Ramadan. Difficile lorsque l’on n’a que six heures pour manger et dormir, font remarquer quelques femmes. Laïla Elkerch suggère de boire le plus possible en amont (puisque c’est prohibé en journée), et surtout d’éviter thé et café, trop diurétiques.

Pour ces adeptes du bio, envisager le Ramadan de cette façon est dans l’essence même de l’islam. Le théologien Nabil Mohamed rappelle que les anciens vivaient le jeûne de façon « écologique et saine » : on cuisinait beaucoup de nourriture, mais c’était pour tout le quartier. On donnait aux pauvres, et les restes étaient laissés aux animaux.

Des pratiques oubliées. « Je suis contre le gaspillage, mais les hommes pensent que si la table n’est pas garnie, ils vont avoir faim ! », se gausse gentiment Djamila Legheraba après avoir écouté les interventions. « N’est-ce pas ? » Assis à côté d’elle, son mari, appuyé sur sa canne, acquiesce en souriant.

Il se sent une âme d’écologiste, mais reconnaît la difficulté de changer les habitudes.Nabil Mohamed, le théologien, rassure, déconseillant de faire la morale aux parents qui ont souvent plus de mal à se détacher des pratiques culturelles.

Pourtant, « comme tous les Français, les musulmans se rendent compte que c’est nécessaire », affirme Hadj Khelil, fondateur de l’entreprise Bionoor, première à avoir décroché un label bio pour sa viande halal. Il reconnaît que la demande est encore assez limitée, mais dénonce une discrimination du bio envers les musulmans. « Quand je me suis lancé, on me répondait toujours catégoriquement qu’avec le halal c’était impossible. En somme, il faut manger bio, mais vous les musulmans, vous n’y avez pas droit ! »

Il lui aura fallu des années de bataille, contre des organisations écologistes qui l’attaquaient, pour parvenir à se faire labelliser, à grand renfort d’études scientifiques. « C’est une gigantesque hypocrisie : on présente le halal et l’abattage sans étourdissement comme le pire du pire, et on oublie que le pire, c’est simplement de tuer les animaux. » Il prône un abattage mesuré et donne son explication éthique du halal : celui qui pratique une telle forme d’abattage a conscience de son acte, contrairement à ceux qui abattent à la chaîne.

Il considère par ailleurs qu’une vraie viande halal est bio. « C’est dit dans le Coran », affirme-t-il, citant un verset de la sourate de La Vache : « Ô gens ! De ce qui existe sur la terre, mangez le licite et le pur (…).»

La Croix
Joséphine Kloeckner

Différences et similitudes entre le Ramadan et le Carême

Il est fréquent d’entendre que le Ramadan est le « Carême des musulmans ». Pourtant, si le principe paraît si proche, la pratique diffère. Alors que le Ramadan doit commencer dans le courant du mois de mai, le point sur les particularités et les distinctions de ces deux temps religieux.

Carême, du latin quadragesima (sous-entendu : dies) signifie quarantième (jour). 40, un nombre symbolique aux nombreuses occurrences dans la Bible. 40 comme les 40 ans du peuple hébreu dans le désert après la sortie d’Égypte. 40 comme les 40 jours de Jésus au désert où il fut mis à l’épreuve par le diable. Le Carême est un passage au désert, un retour sur soi, un cœur à cœur avec Dieu, pour une purification de l’âme, une transformation intérieure et une vie meilleure, par l’aumône, la prière et le jeûne. Dans la tradition chrétienne, le Carême est une préparation à la fête de Pâques, un temps de jeûne et d’abstinence dans le but de se préparer à recevoir une vie nouvelle dans la lumière du Christ ressuscité. L’Église prévoit trois moyens possibles : « Conformément à la tradition ancienne, il y a trois façons principales de satisfaire au précepte divin de la pénitence : la prière, le jeûne et les œuvres de charité, bien qu’elle ait toujours spécialement prôné l’abstinence de viande et le jeûne. » 

Le quatrième pilier de l’islam

Concernant le Ramadan, il convient tout d’abord de tordre le cou à un abus de langage : l’expression couramment employée de « faire le Ramadan ». En effet, le Ramadan désigne le neuvième mois du calendrier lunaire, qui comporte une dizaine de jours de moins que le calendrier solaire. Pendant ce mois du Ramadan, la communauté musulmane pratique le jeûne du lever au coucher du soleil.

Le jeûne du Ramadan est le quatrième pilier de l’islam dont la pratique est précisée dans la sourate 2 du verset 183 à 187 

(Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. (…) Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez !

Les autres piliers sont la prière, l’aumône (le Zakat), le culte de Dieu et la croyance au jour du jugement dernier. Le jeûne est principalement alimentaire mais il s’étend à l’abstinence sexuelle pour rester pur devant Dieu. Cependant, à la tombée de la nuit, les musulmans peuvent rompre le jeûne pour des repas souvent festifs. Durant cette période, les fidèles sont également invités à prier et lire le Coran de manière approfondie.

« Le verset coranique évoquant le jeûne comme étant un devoir en islam rappelle que Dieu imposa le jeûne aux fidèles même avant l’islam : « On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous ». C’est pourquoi le jeûne est considéré comme étant un des symboles marquants de l’union des gens du Livre : juifs, chrétiens et musulmans, dans la foi en un seul Dieu » expliquait à Aleteia Muhammad Al-Sammak, secrétaire général du Comité national pour le dialogue islamo-chrétien au Liban, et membre du Conseil mondial de Religions pour la Paix.

Le jeûne des chrétiens comme celui des musulmans obéit au même principe : s’abstenir de répondre aux désirs et passions corporels durant une période déterminée pour dompter l’âme et l’inciter à se consacrer pleinement à l’adoration de Dieu. Un même principe mais une pratique qui diffère.

Un principe au nom duquel de nombreuses manifestations d’amitié s’observent dans le monde arabe. Selon une tradition centenaire, c’est ainsi un chrétien qui avertit les musulmans de Saint-Jean-d’Acre qu’il est l’heure de rompre le jeûne. Dès que l’horloge marque 2 h du matin, il prend une profonde inspiration, tambourine trois fois et commence à chanter en arabe : « Vous êtes endormis, réveillez-vous, déclarez votre loyauté envers Dieu et levez-vous pour prendre le repas du crépuscule ».

Aleteia

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16 mai 2018

LE PAPE RENCONTRE DES REPRESENTANTS DES RELIGIONS DHARMIQUES

Le Pape a reçu au Vatican mercredi 16 mai des délégations de moines bouddhistes et de représentants des religions dharmiques.

(Vatican Media)

 

Le Pape François a rencontré ce mercredi 16 mai une délégation de bouddhistes, hindous, jaïns et sikhs présents au Vatican dans le cadre d’une conférence, ainsi qu’un autre groupe de moines bouddhistes venus de Thaïlande.

Le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux a organisé mardi 15 mai une conférence sur le thème, «Dharma et Logos - dialogue et coopération à une époque complexe», à laquelle ont participé quelque 200 représentants des religions dharmiques originaires d’Inde (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme et sikhisme), et des chrétiens.

Lors d’une rencontre, juste avant la traditionnelle audience générale, place Saint-Pierre, le Pape a remercié les participants à cette conférence. «Le dialogue et la coopération sont essentiels dans une époque comme la nôtre», marquée par les tensions, les conflits et la violence, a insisté le Saint-Père.

Il faut remercier Dieu, a expliqué François, «quand des responsables religieux encouragent cette culture de la rencontre en offrant un exemple de dialogue fructueux».

Le Pape François a également reçu une délégation de moines bouddhistes venus de Thaïlande lui remettre une copie de leur «Livre Sacré traduit dans la langue d'aujourd'hui par les moines du temple Wat Pho». Le Pape les a remerciés pour ce «signe révélateur de la générosité et de l'amitié que les bouddhistes et les catholiques ont partagé pendant de nombreuses années».


François est d’ailleurs revenu sur la rencontre au Vatican entre le Pape Paul VI et le Vénérable Phra Somdej Wanaratana, dont le portrait peut être vu au bureau du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux.

Le Saint-Père a ensuite exhorté les catholiques et les bouddhistes à continuer à se rapprocher, avec leurs traditions spirituelles respectives, et à offrir «au monde un témoignage des valeurs de justice, de paix et favoriser la dignité humaine».

(Source : Vatican News)

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27 avril 2018

SOMMET INTERCOREEN : 7 CHEFS RELIGIEUX DE LA PENINSULE APPELLENT AU "PRINTEMPS DE LA PAIX"

 

À la veille du sommet historique entre les deux Corée le 27 avril, Mgr Kim Hee-joong, archevêque de Gwangju en Corée du sud, président de l’épiscopat coréen, mais aussi président de la Conférence coréenne des religions pour la paix qui réunit toutes les confessions de la péninsule, a accordé un long entretien à l’agence italienne SIR. ll revient sur ses espoirs et l’inauguration d’un «printemps de la paix», aboutissement des récents réchauffements diplomatiques.

Delphine Allaire – Cité du Vatican 

Le conflit entre les deux Corée dure depuis 70 ans, il est temps d’y mettre fin. Telle est la position de Mgr Kim Hee-joong, en cette veille de rencontre historique dans le petit «village de la trêve»  de Panmunjom en Corée du Sud, entre entre Moon Jae-in et Kim Jong Un.  

 
La rencontre du 27 avril couplée à celle du mois de mai entre Kim Jong Un et Donald Trump, ouvrira un nouvel horizon de paix, non seulement pour la péninsule coréenne, «mais aussi pour tout le continent asiatique et le monde entier», espère l’archevêque sud-coréen.

Les responsables religieux aux avant-postes du dialogue pour la paix

Les attentes sont donc immenses. En témoigne l’appel commun des leaders des sept grandes religions du pays lancé dans un communiqué le 24 avril. «La péninsule coréenne, autrefois arène de rivalité entre les superpuissances peut être transformée en une terre de paix et de dialogue», écrivent-ils au nom de la Conférence coréenne des religions pour la paix (KCRP), à la pointe des démarches pacificatrices entre les deux Corée depuis quelques années déjà.

Les leaders religieux coréens saluent de même la décision prise Kim Jong-Un le 21 avril dernier de cesser les essais nucléaires et les tests de missiles intercontinentaux. Enfin, ils ont tenu à appeler les gouvernements chinois, russe et japonais à soutenir tous les prochains sommets et toutes les futures initiatives pour la paix. 

Cette déclaration forte de coopération interreligieuse de la KCRP a été signée de la main de son président, Mgr Kim Hee-joong, mais également du révérend Lee Hong-jung, secrétaire général du Conseil national des Eglises de Corée, du bouddhiste Seol Jeong, du révérend Han Eun-sook pour le Won Bouddhisme, de Kim Young-geun pour le confucianisme, de Lee Jung-hee pour le cheondoïsme, et enfin par Park Woo-gyun de l’association des religions autochtones coréennes.

Lire aussi

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20 avril 2018

AVEC LES BAHA'IS DE ROUEN

RENCONTRES SPIRITUELLES
«  Ne vous regardez pas les uns les autres comme des étrangers… Vous êtes tous les fruits d’un même arbre et les feuilles d’une même branche… La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens… Qu’un homme ne se fasse pas la gloire de n’aimer que son pays, mais qu’il se glorifie d’aimer l’ensemble de ses semblables. »
Baha’u’llah ( 1818 – 1892 )
Les baha’is du Grand Rouen proposent des rencontres spirituelles, réunions de prières et de réflexion ouvertes aux différentes confessions et croyances.

Samedi 5 mai 2018 à 15 h
49 route de Darnétal
76240 LE MESNIL ESNARD
THÈME :
La liberté au cœur des religions
 
Bernard DELECROIX 49 route de Darnétal 76240 LE MESNIL ESNARD
Tél : 06 09 53 10 21 bernard_delecroix@yahoo.fr

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18 avril 2018

LE CARDINAL TAURAN EN VISITE EN ARABIE SAOUDITE

Le cardinal Tauran est en Arabie Saoudite pour une semaine.

Le cardinal Tauran est en Arabie Saoudite pour une semaine. 

Le président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux a notamment rencontré les autorités religieuses musulmanes du pays, mais aussi des chrétiens qui vivent en Arabie Saoudite.

«Ce qui nous menace tous n’est pas le choc des civilisations, mais plutôt le choc de l’ignorance et du radicalisme», a rappelé le cardinal Jean-Louis Tauran au début de son voyage en Arabie Saoudite, le samedi 14 avril, alors qu’il rencontrait le cheikh Muhammad Abdul Karim Al-Issa, le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. «L’ignorance est avant tout une menace pour la coexistence», a insisté le président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

À son arrivée à Riyad, le cardinal Tauran avait été reçu par le vice-gouverneur de la capitale, le prince Mohammed bin Abdurrahman bin Abdulaziz. La délégation du Vatican, dont fait aussi partie le secrétaire du dicastère, Mgr Miguel Ayuso Guixot, et Mgr Khaled Akasheh, chef du département pour l’Islam, restera dans le pays jusqu’au 20 avril, soit une semaine complète. Il s’agit d’une visite historique, dans la mesure où ce royaume est le lieu de naissance de l’Islam et abrite les deux villes les plus importantes et sacrées des musulmans, La Mecque et Médine.

Durant son séjour, le cardinal Tauran a aussi rencontré de nombreux chrétiens expatriés qui vivent dans ce pays pour des raisons professionnelles. Il leur a adressé des paroles d’encouragement, en les invitant à persévérer dans leurs projets avec enthousiasme et espérance.

En rendant compte de ce voyage, L’Osservatore Romano a rappelé que le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale avait été reçu à Rome par le Pape François le 21 septembre 2017, ainsi que par le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

Pour sa part, le cardinal a rappelé que les lieux saints chrétiens, que ce soit «en Terre Sainte, à Rome ou dans n’importe quel lieu du monde, sont toujours ouverts pour nos frères et sœurs musulmans, pour les croyants des autres religions et aussi pour toute personne de bonne volonté qui ne professe pas de religion».

Il a ajouté que dans de nombreux pays, les mosquées sont ouvertes aux visiteurs, et «ceci est le type d’hospitalité spirituelle qui aide à promouvoir la connaissance mutuelle et l’amitié, en surmontant les préjugés». Le cardinal Tauran a rappelé que, la religion étant ce qu’il y a de plus essentiel pour de nombreuses personnes, «quand certains sont appelés à choisir entre préserver leur foi ou conserver leurs vies, ils préfèrent accepter le sacrifice et payer un prix élevé : ce sont les martyrs de toutes les religions et de tous les temps».

(Source :  Vatican News)

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