* * CARREFOUR DU SILENCE * * Pour une communion interreligieuse

16 mai 2018

LE PAPE RENCONTRE DES REPRESENTANTS DES RELIGIONS DHARMIQUES

Le Pape a reçu au Vatican mercredi 16 mai des délégations de moines bouddhistes et de représentants des religions dharmiques.

(Vatican Media)

 

Le Pape François a rencontré ce mercredi 16 mai une délégation de bouddhistes, hindous, jaïns et sikhs présents au Vatican dans le cadre d’une conférence, ainsi qu’un autre groupe de moines bouddhistes venus de Thaïlande.

Le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux a organisé mardi 15 mai une conférence sur le thème, «Dharma et Logos - dialogue et coopération à une époque complexe», à laquelle ont participé quelque 200 représentants des religions dharmiques originaires d’Inde (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme et sikhisme), et des chrétiens.

Lors d’une rencontre, juste avant la traditionnelle audience générale, place Saint-Pierre, le Pape a remercié les participants à cette conférence. «Le dialogue et la coopération sont essentiels dans une époque comme la nôtre», marquée par les tensions, les conflits et la violence, a insisté le Saint-Père.

Il faut remercier Dieu, a expliqué François, «quand des responsables religieux encouragent cette culture de la rencontre en offrant un exemple de dialogue fructueux».

Le Pape François a également reçu une délégation de moines bouddhistes venus de Thaïlande lui remettre une copie de leur «Livre Sacré traduit dans la langue d'aujourd'hui par les moines du temple Wat Pho». Le Pape les a remerciés pour ce «signe révélateur de la générosité et de l'amitié que les bouddhistes et les catholiques ont partagé pendant de nombreuses années».


François est d’ailleurs revenu sur la rencontre au Vatican entre le Pape Paul VI et le Vénérable Phra Somdej Wanaratana, dont le portrait peut être vu au bureau du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux.

Le Saint-Père a ensuite exhorté les catholiques et les bouddhistes à continuer à se rapprocher, avec leurs traditions spirituelles respectives, et à offrir «au monde un témoignage des valeurs de justice, de paix et favoriser la dignité humaine».

(Source : Vatican News)

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27 avril 2018

SOMMET INTERCOREEN : 7 CHEFS RELIGIEUX DE LA PENINSULE APPELLENT AU "PRINTEMPS DE LA PAIX"

 

À la veille du sommet historique entre les deux Corée le 27 avril, Mgr Kim Hee-joong, archevêque de Gwangju en Corée du sud, président de l’épiscopat coréen, mais aussi président de la Conférence coréenne des religions pour la paix qui réunit toutes les confessions de la péninsule, a accordé un long entretien à l’agence italienne SIR. ll revient sur ses espoirs et l’inauguration d’un «printemps de la paix», aboutissement des récents réchauffements diplomatiques.

Delphine Allaire – Cité du Vatican 

Le conflit entre les deux Corée dure depuis 70 ans, il est temps d’y mettre fin. Telle est la position de Mgr Kim Hee-joong, en cette veille de rencontre historique dans le petit «village de la trêve»  de Panmunjom en Corée du Sud, entre entre Moon Jae-in et Kim Jong Un.  

 
La rencontre du 27 avril couplée à celle du mois de mai entre Kim Jong Un et Donald Trump, ouvrira un nouvel horizon de paix, non seulement pour la péninsule coréenne, «mais aussi pour tout le continent asiatique et le monde entier», espère l’archevêque sud-coréen.

Les responsables religieux aux avant-postes du dialogue pour la paix

Les attentes sont donc immenses. En témoigne l’appel commun des leaders des sept grandes religions du pays lancé dans un communiqué le 24 avril. «La péninsule coréenne, autrefois arène de rivalité entre les superpuissances peut être transformée en une terre de paix et de dialogue», écrivent-ils au nom de la Conférence coréenne des religions pour la paix (KCRP), à la pointe des démarches pacificatrices entre les deux Corée depuis quelques années déjà.

Les leaders religieux coréens saluent de même la décision prise Kim Jong-Un le 21 avril dernier de cesser les essais nucléaires et les tests de missiles intercontinentaux. Enfin, ils ont tenu à appeler les gouvernements chinois, russe et japonais à soutenir tous les prochains sommets et toutes les futures initiatives pour la paix. 

Cette déclaration forte de coopération interreligieuse de la KCRP a été signée de la main de son président, Mgr Kim Hee-joong, mais également du révérend Lee Hong-jung, secrétaire général du Conseil national des Eglises de Corée, du bouddhiste Seol Jeong, du révérend Han Eun-sook pour le Won Bouddhisme, de Kim Young-geun pour le confucianisme, de Lee Jung-hee pour le cheondoïsme, et enfin par Park Woo-gyun de l’association des religions autochtones coréennes.

Lire aussi

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20 avril 2018

AVEC LES BAHA'IS DE ROUEN

RENCONTRES SPIRITUELLES
«  Ne vous regardez pas les uns les autres comme des étrangers… Vous êtes tous les fruits d’un même arbre et les feuilles d’une même branche… La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens… Qu’un homme ne se fasse pas la gloire de n’aimer que son pays, mais qu’il se glorifie d’aimer l’ensemble de ses semblables. »
Baha’u’llah ( 1818 – 1892 )
Les baha’is du Grand Rouen proposent des rencontres spirituelles, réunions de prières et de réflexion ouvertes aux différentes confessions et croyances.

Samedi 5 mai 2018 à 15 h
49 route de Darnétal
76240 LE MESNIL ESNARD
THÈME :
La liberté au cœur des religions
 
Bernard DELECROIX 49 route de Darnétal 76240 LE MESNIL ESNARD
Tél : 06 09 53 10 21 bernard_delecroix@yahoo.fr

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18 avril 2018

LE CARDINAL TAURAN EN VISITE EN ARABIE SAOUDITE

Le cardinal Tauran est en Arabie Saoudite pour une semaine.

Le cardinal Tauran est en Arabie Saoudite pour une semaine. 

Le président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux a notamment rencontré les autorités religieuses musulmanes du pays, mais aussi des chrétiens qui vivent en Arabie Saoudite.

«Ce qui nous menace tous n’est pas le choc des civilisations, mais plutôt le choc de l’ignorance et du radicalisme», a rappelé le cardinal Jean-Louis Tauran au début de son voyage en Arabie Saoudite, le samedi 14 avril, alors qu’il rencontrait le cheikh Muhammad Abdul Karim Al-Issa, le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. «L’ignorance est avant tout une menace pour la coexistence», a insisté le président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

À son arrivée à Riyad, le cardinal Tauran avait été reçu par le vice-gouverneur de la capitale, le prince Mohammed bin Abdurrahman bin Abdulaziz. La délégation du Vatican, dont fait aussi partie le secrétaire du dicastère, Mgr Miguel Ayuso Guixot, et Mgr Khaled Akasheh, chef du département pour l’Islam, restera dans le pays jusqu’au 20 avril, soit une semaine complète. Il s’agit d’une visite historique, dans la mesure où ce royaume est le lieu de naissance de l’Islam et abrite les deux villes les plus importantes et sacrées des musulmans, La Mecque et Médine.

Durant son séjour, le cardinal Tauran a aussi rencontré de nombreux chrétiens expatriés qui vivent dans ce pays pour des raisons professionnelles. Il leur a adressé des paroles d’encouragement, en les invitant à persévérer dans leurs projets avec enthousiasme et espérance.

En rendant compte de ce voyage, L’Osservatore Romano a rappelé que le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale avait été reçu à Rome par le Pape François le 21 septembre 2017, ainsi que par le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

Pour sa part, le cardinal a rappelé que les lieux saints chrétiens, que ce soit «en Terre Sainte, à Rome ou dans n’importe quel lieu du monde, sont toujours ouverts pour nos frères et sœurs musulmans, pour les croyants des autres religions et aussi pour toute personne de bonne volonté qui ne professe pas de religion».

Il a ajouté que dans de nombreux pays, les mosquées sont ouvertes aux visiteurs, et «ceci est le type d’hospitalité spirituelle qui aide à promouvoir la connaissance mutuelle et l’amitié, en surmontant les préjugés». Le cardinal Tauran a rappelé que, la religion étant ce qu’il y a de plus essentiel pour de nombreuses personnes, «quand certains sont appelés à choisir entre préserver leur foi ou conserver leurs vies, ils préfèrent accepter le sacrifice et payer un prix élevé : ce sont les martyrs de toutes les religions et de tous les temps».

(Source :  Vatican News)

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15 avril 2018

CONFERENCE A ROUEN : VIVRE ENSEMBLE ... OU MOURIR COMME DES IDIOTS

27 acteurs du vivre-ensemble de l'agglomération rouennaise s'unissent et s'engagent par la plume. Ils partagent leurs expériences et explorent la notion de vivre-ensemble dans l'ouvrage intitulé Vivre ensemble...ou mourir comme des idiots publié aux éditions Deux Plumes.

Pour la sortie nationale de ce livre, l'A.C.R.I.P. (Association Culturelle Intercommunautaire pour la Paix) , engagée depuis 30 ans dans le dialogue des religions et  pour la paix, organise une conférence le jeudi 26 avril 2018, de 20 heures à 22 heures, à la salle Fraternité (183, rue Saint-Julien, 76100 Rouen).

Vous ête invités chaleureusement à venir échanger avec les contributeurs de ce livre autour du thème Le vivre-ensemble sous toutes ses formes.

 

Merci de bien vouloir confirmer votre présence par email  pour ceux qui souhaitent participer à cet événement : henri.couturier76@free.fr

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12 avril 2018

CHRETIENS ET BOUDDHISTES UNIS CONTRE LA CORRUPTION

 

Promouvoir une culture libérée de la corruption, en encourageant les croyants à croitre dans l’intégrité morale, dans le sens de l’équité et de la responsabilité: c’est le souhait adressé par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux aux fidèles bouddhistes, à l’occasion de la fête de Vesakh.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Les traditions religieuses, chrétienne et bouddhiste, condamnent fermement le mal de la corruption. En février dernier, «non à la corruption» était d’ailleurs l’intention de prière du Pape François, particulièrement sensible à la question, rappelle le message signé par le cardinal Tauran, et Mgr Miguel Ayuso Guixot, respectivement président et secrétaire du dicastère. Pour les bouddhistes, la corruption est «un état d’esprit malsain, qui engendre la souffrance et contribue à une société malade», généré par «trois toxines principales : l’avidité, la haine et la désillusion ou l’ignorance». Le second précepte bouddhiste enseigne d’ailleurs à ne pas prendre ce qui n’a pas été offert.

Nonobstant cette condamnation unanime, force est de reconnaitre que certains croyants, chrétiens et bouddhistes, «participent à des pratiques de corruption et au pillage du patrimoine national».  «Les personnes sont scandalisées par le nombre de dirigeants politiques incompétents et corrompus, l’absence de législation efficace ou d’enquêtes judiciaires sur les cas de corruption majeurs»,qui ont pour effet de favoriser l’émergence de mouvements populistes, «parfois motivés et soutenus par le fondamentalisme religieux», constatent les signataires du message.

«La corruption ne peut être résolue avec le silence» affirment le Cardinal Tauran et Mgr Guixot qui invitent chrétiens et bouddhistes, forts de leur enseignement éthique respectif, à coopérer ensemble, de concert avec la société civile, afin de dénoncer ce mal, et de faire en sorte que les décideurs publics «qui pillent les ressources nationales soient responsables de leurs actions, indépendamment de leur appartenance ethnique, religieuse, politique ou de classe».

«Chers amis, puissions-nous nous engager activement à promouvoir au sein de nos familles et de nos institutions sociales, politiques, civiles et religieuses un environnement exempt de corruption à travers une vie d’honnêteté et d’intégrité», conclut le message.

La fête du Vesak, jour de la pleine lune du mois de mai, est le jour le plus sacré pour des millions de bouddhistes à travers le monde. Elle commémore à la fois le jour de naissance de Bouddha, son illumination et sa mort.

(Source : Vatican News)

 

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06 avril 2018

COLLOQUE : QUELLES PRATIQUES ISLAMIQUES POUR NOTRE TEMPS ? REPENSER SA VIE SPIRITUELLE AVEC L'ISLAM


Quelles pratiques islamiques pour notre temps ? De la nécessité de repenser sa vie spirituelle avec l’islam
Comment parler de « réforme de l’islam » sans oser renouveler les pratiques religieuses ? La vie spirituelle parle du quotidien, de ce que chacun et chacune peut comprendre et faire pour approfondir sa quête personnelle de sens. Pour s’épanouir, elle a besoin aujourd’hui d’un ensemble de pratiques adaptées à notre temps. C’est justement ce travail que nous souhaitons initier lors d’une journée d’étude et de dialogue qui se déroulera samedi 21 avril à Paris* sur le thème suivant : « Repenser sa vie spirituelle avec l’islam. Quelles pratiques islamiques pour notre temps ? ».

Comme l’a dit récemment Yadh Ben Achour (« Réenchanter l’islam. Les voies du renouveau », Le Monde des Religions, n° 87, janvier-février 2018) : « Une pensée critique de l’islam existe, il faut la faire connaître. (…) C’est une longue tradition de l’islam que celle de la liberté, de la critique, de la vigilance intellectuelle, qui est aujourd’hui effacée par la visibilité dans les médias d’un autre islam, refermé sur lui-même. » Depuis plusieurs décennies, cette pensée est incarnée par des intellectuels majeurs mais elle a besoin pour gagner en légitimité qu’on la considère en braquant davantage les projecteurs sur elle.       

 

Tirer les conséquences concrètes de la remise en question théorique de l’immuabilité des dogmes et des traditions

Ce discours critique doit se risquer à aborder la question des pratiques islamiques sans renvoyer celles-ci à la sphère de l’intimité et de l’intouchable. Or trop souvent les musulmans progressistes se sont limités à des réflexions socio-politiques et à des débats métaphysiques certes nécessaires mais insuffisants car inaccessibles pour beaucoup de musulman(e)s.

Le thème des pratiques reste donc encore un impensé. Il est temps selon nous de tirer les conséquences concrètes de la remise en question théorique de l’immuabilité des dogmes et des traditions. Certes, il est plus que nécessaire d’argumenter le fait que le Coran et les hadiths du Prophète n’ont absolument pas échappé à l’empreinte humaine et à leur contexte de rédaction. Plus que nécessaire aussi de dire que le Coran n’est pas un code légal mais qu’il contient des trésors de méditation sur les grandes questions existentielles de l’humanité. Mais quelles conséquences tirer ensuite de tout cela sur notre vie spirituelle quotidienne ?

Est-ce que ces nouvelles positions théologiques annihilent totalement la possibilité même d’avoir une pratique religieuse ? Nous ne le pensons pas. Ces interprétations nous permettent au contraire de tracer des sentiers encore inexplorés et de réinventer la vie spirituelle de notre temps. Les discours critiques n’ont souvent fait que déconstruire l’islam, à juste titre pour lui enlever ses interprétations pétrifiées mais sans essayer de reconstruire une autre façon de mener sa vie spirituelle avec cet héritage. Or si nous ne sommes pas capables de proposer d’autres possibilités, les musulman(e)s n’auront plus que deux options à défaut d’une troisième voie : abandonner l’islam ou bien s’agripper à des traditions et des pratiques inadaptées à notre siècle.

Donner un fondement philosophique et théologique à ces islams personnels pour les rendre crédibles

La question principale à se poser est bel et bien la suivante : comment adapter à notre temps les pratiques islamiques, c’est-à-dire les vivre comme des ressources spirituelles susceptibles de nous aider à affronter les nouveaux enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels du monde contemporain ?

Repenser sa vie spirituelle ne peut se faire qu’à titre personnel, en allant chercher au fond de soi-même ce qui semble être le plus pertinent, le plus juste et le plus adapté pour son cheminement. Cela nécessite une confiance en soi, une capacité d’introspection et de discernement qui s’apprend et se cultive. C’est apprendre à écouter le maître intérieur.

Cependant, il s’agit là de ne pas s’en tenir à la simple mise en valeur d’initiatives individuelles et isolées qui visent à adapter la pratique de l’islam aux spécificités de notre siècle. Il nous faut donner un fondement philosophique et théologique à ces islams personnels pour les rendre crédibles et éviter que ces démarches ne soient vaines, condamnées à la solitude ou à des solutions provisoires souvent qualifiées de « bricolage ». Pour cela, il est nécessaire d’ouvrir des espaces de réflexion libre et de dialogue pour permettre aux musulman(e)s qui en ont besoin de s’entraider dans cette quête spirituelle et de prendre leurs décisions en toute conscience.

*Ce qu'il faut savoir du colloque « Repenser sa vie spirituelle avec l’islam. Quelles pratiques islamiques pour notre temps ? »

*****
Abdennour Bidar est philosophe. Eva Janadin a cofondé en 2017 avec Faker Korchane l’Association pour la renaissance de l’islam mutazilite (ARIM) qui vise à ouvrir un espace de discussion libre, à interpréter le corpus islamique à la lumière de l’intelligence de l’esprit et du cœur et à reconstruire une vie spirituelle autonome grâce à cet héritage. Anne-Sophie Monsinay est engagée depuis plusieurs années pour rendre visible un islam libre et spirituel. Disciple d’un maître issu d’une tradition mystique non dualiste, elle intervient dans des conférences sur ces thématiques et administre avec Eva Janadin le groupe Facebook « Repenser l’islam avec Abdennour Bidar »
Rédigé par Abdennour Bidar, Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay | Mercredi 28 Mars 2018
(Source :  Saphir News)

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31 mars 2018

LES RACINES JUIVES DE PAQUES

 

Coïncidence de calendrier, cette année encore: les juifs célèbrent Pessa’h et les chrétiens, les fêtes de Pâques, à la même période. L’occasion de s’intéresser de plus près aux liens très étroits qui unissent ces deux fêtes.

Entretien réalisé par Manuella Affejee - Cité du Vatican

Pessa’h est célébrée le 14 du mois de Nisan, qui correspond à la première lune de printemps. C’est l’une des fêtes les plus importantes du judaïsme, mémorial de l’événement fondateur du peuple d’Israël, narré dans le Livre de l’Exode: la sortie d’Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse, soit le passage de l’esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière.

La fête de Pâques commémore quant à elle, la mort et la Résurrection de Jésus, le cœur de la foi chrétienne. Jésus, le nouveau Moïse, libère l’humanité de la servitude du péché; il est l’agneau pascal, qui par son sang, scelle une nouvelle alliance entre Dieu et les hommes.

La fête de Pâques trouve donc ses racines dans Pessa’h; pour les chrétiens, elle en est l’accomplissement. La ritualité juive de Pessa’h et la liturgie pascale présentent d’ailleurs de nombreuses convergences.

L'éclairage du père Jean-Baptiste Nadler, prêtre de la Communauté de l’Emmanuel, auteur d’un ouvrage paru en 2015, Les racines juives de la messe, aux Éditions de l’Emmanuel.

Entretien avec le père Jean-Baptiste Nadler, prêtre de la Communauté de l’Emmanuel :  
(Source : Vatican News)

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29 mars 2018

VIVRE ENSEMBLE : UNE ATTITUDE INTERIEURE, UN CHEMIN POUR GRANDIR - ( GRIC TUNIS )

Par Nadia Ghrab-Morcos du Gric de Tunis (Groupe de recherches islamo-chrétien)

(Extrait sur le principe de "Prier ensemble")

En réalité, Dieu veut faire sauter nos pauvres frontières pour nous faire entrer dans un dessein d’amour bien plus vaste que celui de nos communautés verrouillées. Récusant la polémique sur le lieu saint, qui opposait juifs et samaritains, Jésus répond :

« Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père… L’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront en esprit et en vérité »  Jn 4, 21

Dans le Coran, l’un des plus beaux noms de Dieu manifeste clairement cette intention : le “rassembleur” (al-Jâmi’)

« Notre Seigneur! Tu es en vérité Celui-qui-réunira les hommes un jour; nul doute n’est permis à ce sujet, car Dieu ne manque pas à sa promesse »   Coran 3, 9. 

Avec Christian de Chergé, nous pouvons affirmer que « Nous sommes promis à une unité profonde de tous les croyants. Si cette unité est différée dans le temps, elle se propose dès maintenant à tout croyant comme un dynamisme propre à la foi, efficace contre tout cloisonnement ».  ( Christian de Chergé, Chrétiens et musulmans, nos différences ont-elles le sens d’une communion ? Revue Se comprendre, N° 85 – 04, Avril 1985 )

 Ce dynamisme peut nous donner le désir sincère de prier ensemble, avec des croyants d’autres traditions. Vatican II a mis l’accent sur l’efficacité de la prière commune comme élément de rassemblement autour des différentes religions. Le prieur des moines de Thibirine (Christian de Chergé) qui ont pratiqué cette prière commune avec une confrérie soufie de leur voisinage, nous confie à ce sujet :

« Se goûte alors une authentique communion dans la différence intégrée, célébration polyphonique des innombrables merveilles et miséricordes où l’Unique de toutes nos ressemblances a laissé sa trace inimitable »  

Pour Marius Garau, prêtre à Gafsa, qui avait tissé une amitié solide et profonde avec l’imam de cette localité, il s’agit de témoigner ensemble du Dieu vivant et de sa passion pour l’homme.

Nous avons parlé plus haut du partage des blessures qui permet de comprendre un peu la violence de l’autre, et de cheminer ensemble vers la paix. La prière avec celui qui appartient à « l’autre camp » permet d’accueillir ensemble Dieu, qui nous aime tellement qu’Il fait briller son soleil « sur les bons et sur les méchants », introduisant non seulement la paix,  mais aussi la joie et le soleil au cœur des blessures. 

(Source : GRIC Tunis (voir lien en colonne de droite)

Voilà qui rejoint complètement l'appel de ce blog pour une pratique collective et inter-religieuse de la méditation (voir en pages 3 et 4 en colonne de  gauche) !

 

 A NOTER :

 

 LE GRIC DE TUNIS

 

Vous invite à la présentation de ses travaux sur le thème

Ensemble contre la violence

le samedi 14 avril 2018 de 14h à 17h

à la Bibliothèque des religions rue Sidi Saber*

 

Nous partageons avec le mouvement spirituel « Ensemble avec Marie » la conviction que la rencontre, le dialogue, et la connaissance de l’autre permettent de désamorcer les sources de conflits, de faire reculer la violence et donc de construire un monde de paix et de fraternité.

Avec la participation de :

-Asma Nouira: Inégalité autour d’Eve dans la tradition musulmane.

-Marie-Josèphe Horchani : Vous avez dit martyr ?

-Md Sghir Janjar : « De la violence terroriste : une brève réflexion sur les racines du mal ».

- Samia Lajmi: Nouvelles formes de religiosité et radicalisation violentes des jeunes tunisiens.

_Abderrazak Sayadi : "Lecture d'un texte djihadiste: l'administration de la sauvagerie".

-Nadia Ghrab: Le concept de non-violence dans différents contextes religieux.

Et Nicolas Lhernoud (chant)

Modératrice : Sœur Maria Rohrer

*Bibliothèque diocésaine 7 rue Sidi Saber par la rue Jamaa Ezzitouna  (4ème rue à droite, en partant de la porte de France). Pour les conférences, une fois face à l'entrée principale, longer ensuite le mur sur votre droite et entrer par la grande porte marron à 50 mètres sur votre gauche.

BIENVENUE A TOUS !

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26 mars 2018

25 DISPARUS AU CARREFOUR DU SILENCE !

Bonjour,

Après 3 appels (2 par mails et 1 par le blog) je n'ai obtenu que 16 réponses sur 41 abonnés... C'est maigre!

Seize d'entre-vous m'ont donc répondu qu'ils recevaient régulièrement les publications de ce blog et je les en remercie d'autant que pour la plupart leur réponse était accompagnée d'un message de sympathie et d'encouragement. C'est important. Mais qu'en est-il des 25 autres inscrits? Dysfonctionnement? Peu probable. Rejet vers le dossier "Indésirable"? Indifférence? Je le crains hélas, tout en comprenant bien que face à tout ce que nous avons déjà à lire les uns et les autres concernés par les grandes questions de notre société, mon blog en rajoute une couche et déclenche une sensation de lassitude! Pour autant, il est effectivement important de rester inscrit en se souvenant que le simple fait d'être abonné - même si l'on ne s'astreint pas à une lecture fidèle et complète de tous les articles - constitue déjà un geste militant qui, en faisant nombre, favorise une meilleure visibilité du blog sur le net et, par conséquent, de la cause qu'il défend, à savoir : le dialogue et le rapprochement inter-religieux.

Une cause qui cependant mériterait sans doute qu'on lui manifeste plus d'intérêt et qu'on lui accorde une priorité plus marquée dans nos différents engagements dans la mesure où elle offre une des voies privilégiées pour combattre les divisions qui font obstacle à ce "Bien Vivre Ensemble" auquel nous aspirons tous, à commencer par celui qui manque encore trop aux religions, et ce, "non pas malgré nos différences mais avec nos différences" (dixit le Curé de la paroisse de Trèbes suite au dernier attentat). Paraît que c'est urgent?!

Compant sur votre soutien.

Fraternellement

Jean-Marc Caffet

 

 

     

  

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